On cueille des pâquerettes chez Dior

Une nouvelle saison, une nouvelle fashion week (ou semaine de la mode en français), une nouvelle collection de John Galliano pour Christian Dior Couture.

Alors que les arbres sont encore tous nus et que nous, au contraire, nous nous emmitouflons bien au chaud sous une accumulation de couches textiles, ça sentait déjà bon le printemps et les marguerites au défilé Dior. Et quel romantisme on a pu voir ! Les robes se succédaient, parsemées de tulipes façon toile de Jouy, de feuilles de lierre dissimulées stratégiquement sous le revers pour être vues, de marguerites en dentelle ou d’hibiscus tatoués.  

robes blanches et détails

Des robes d'une blancheur vestale

 Les talons des chaussures se sont laissé gagner par des volutes rococo fantastiquement représentatives du royal XVIIIe siècle français, à en faire rougir les nobles participants des fêtes galantes de Watteau. Même les coiffures des mannequins étaient élaborées en rappel aux corsets de l’époque. L’esprit de la collection, cependant, n’était pas au libertinage, mais se structurait autour de l’amoureuse. Avec Carla Bruni en fond  sonore, on a aussi entendu Françoise Hardi déplorer la mort de son amie la rose, l’une des stars du défilé : « on est bien peu de choses, et mon amie la rose me l’a dit ce matin ». Quelle meilleure référence au siècle romantique français caractérisé par le mal-être et le spleen baudelairien ? On ne peut s’empêcher de se demander si cela constitue un clin d’œil à la morosité ambiante bien contemporaine, elle.

robes fleuries

Des robes en fleurs

La collection s’est conclue sur une robe ornée d’un plissé époustouflant transformant la créature qui le portait en Marie-Antoinette fleurie du plus bel éclat, et, pour clôturer définitivement le défilé, John Galliano s’est montré avec une énorme fleur noire à son épaule et non à sa boutonnière, saluant la foule d’un petit déhanché alors qu’il regagnait les coulisses.

Marie-Antoinette réincarnée

Marie-Antoinette réincarnée

En direct du podium installé à nouveau dans le musée Rodin, c’est pourtant Ronsard qui aurait été ravi du spectacle : « Mignone, allons voir si la rose… ». Une ode à la féminité et à la fleur fine et délicate qui sommeille en chacune de nous.

 Crédits photos : Vogue.fr

 Flo.

 

2 réflexions sur “On cueille des pâquerettes chez Dior

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