Ma petite entreprise … connait la crise…

Et oui, même le secteur du luxe qui faisait office de roseau devant la tempête « crise financière », endosse maintenant le rôle du Chêne centenaire (si vous ne comprenez pas cette première phrase, c’est qu’il faut revoir vos classiques !!!). Rien ne résiste à cette tempête, et les chiffres nous le montrent bien… En effet, les titres de journaux titrent « le secteur du luxe s’enfonce dans la crise », « Chanel et Cartier mettent leurs employés en chômage partiel », « Richemont dégringole en bourse »… Enfin, rien de bien réjouissant et le beau temps n’est pas près de revenir.

Le secteur du bijou sonne le glas. C’est le groupe Richemont qui donne le coup d’envoie le 19 janvier et affecte le secteur du luxe en bourse à Paris. Avec un chiffre d’affaire en baisse de 7%, il chute de 4,4% et entrainant avec lui les valeurs sur du luxe à savoir LVMH et PPR, qui quelques jours plus tard, lâchent respectivement 2,6% et 9,75%. Mais Richemont, détenteur de Cartier, Jaeger – LeCoultre et Montblanc entre autre n’est pas le seul affecté, c’est tout le secteur du bijou qui est en cause, et qui accuse un recul de 12% en moyenne. La cause d’un tel remue-ménage nous vient des Etats Unis, point de départ de la crise. En effet, la présence du secteur du bijou y est très (voir la plus) forte, et le pouvoir d’achat en baisse de l’oncle Sam a porté le coup de grasse à notre « chère » industrie du bijou. Richemont se voit alors contraint de prendre des mesures. Norbert Platt, PDG du groupe, déclare que la priorité du groupe face à la crise sera de « ralentir sa production » pour éviter les stocks et pour ce faire, en appel au chômage partiel chez Cartier. Cette mesure concerne pour le moment seulement 180 salariés de Cartier, mais Mr Platt laisse entendre qu’il l’étendra aux autres maisons. Et comme une stratégie ne vient jamais seule (proverbe Capitaliste, rien à voir avec la Fontaine, cette fois) elle s’accompagnera d’un ralentissement du rythme d’ouverture de points de vente, alors que Cartier vient d’ouvrir son plus grand magasin à Dubaï (hum…), et d’un mouvement de concentration sur les marchés porteurs comme la Russie et le Moyen et Extrême Orient (ah… tout s’explique !!).

Mais d’autres grands noms sont eux aussi dans la tourmente, tels Tiffany ou encore Swarovski, qui licencie environ 150 employés après avoir supprimé 750 postes en décembre 2008. L’enseigne prévoit même de délocaliser une partie de sa production en Chine et en Europe de l’Est…

Moralité : le Phoenix renait de ses cendres, mais le Chêne ??? Affaire à suivre….

Aurélie.

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