La cité de la dentelle/The perfect place for Lace

Qui aurait cru que dans le Nord il y avait autre chose que des Ch’tis et du maroille ? On y trouve pourtant une industrie séculaire (mais pas l’extraction du charbon) à qui nous devons énormément de pièces de  notre penderie depuis au moins deux hivers.

 Toute en finesse et en transparence, en simple touches sexy ou en total look, en soie, laine, coton ou synthétique, monochromée, tullée, pailletée, rebrodée ou de toutes les couleurs possibles et inimaginables, aucune ambigüités sur le sujet, la plus belle c’est la dentelle.

 Cet étendard mythique de l’exception française méritait bien un lieu dédié à sa consécration, et c’est chose faite depuis juin 2009 en la nordique ville de Calais. C’est logique puisque la plus pure des broderies a toujours été produite là-bas (ou dans les villes alentours), tout du moins depuis 1816. Car la France, haut lieu de la production dentellière, a bien failli passer à coté de ce fleuron national s’il n’était pas parvenu jusqu’à nous de manière illégale. Combien de robes somptueuses, combien de déshabillés et d’articles de lingerie fine nous auraient été inconnus et nous auraient manqués si nous n’avions pas eu de métiers pour nous en prodiguer ? Quand bien même la dentelle se produisait à la main dans la cour du Roi Soleil, ce que l’on comprend bien grâce aux 2500m² d’exposition permanente du musée, c’est que nous devons à de la mécanique huilée bien rodée inspirée par des passionnés du métier la mise au monde d’un textile aussi fin et délicat que de la dentelle.

 On comptait plusieurs centaines de fabricants au milieu du siècle dernier, aujourd’hui on les compte sur les doigts d’une main. Le musée lui-même est une ancienne fabrique reconvertie et augmentée par les architectes Moatti et Rivière. Chantal Thomass ne pouvait pas faire meilleure marraine pour cette cité.

 En plus de l’histoire de la création dentellière en général, puis celle liée à Calais, on peut voir des créations magnifiques signées Hubert de Givenchy, John Galliano, Paco Rabanne, Yves Saint Laurent ou encore Christian Lacroix, ainsi que des métiers vacant à leur occupation de toujours, travaillant dans un vacarme tremblant et assourdissant pour défendre l’hégémonie dentellière française jamais démentie encore aujourd’hui. Demandez aux émirs du Moyen Orient ce qu’ils en pensent, ils ne me contrediront certainement pas…

 http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-coulisses-du-musee-de-la-dentelle-de-calais-4520645.html

Who could have thought that in the North of France you would meet other things than strong smelling cheese and people talking with a very odd accent? Yet you’ll find a secular industry (that has nothing to do with carbon extraction industries) from which we own numerous pieces of our dressing for at least two winters.

Very elaborated and precise, based on transparency, in sexy simple touches or in complete look, it can be in silk, wool, cotton or synthetic fibers, single-colored, tullée, glittered, embroided or in any color that you could ever dream of, no doubt about the subject, we are clearly talking of lace.

This mythical symbol of French exception truly deserved a place to be celebrated, and it is done since June 2009 in the North town of Calais. Where else in the world could have it be? The purest embroidery as always been made there (or in cities around), or at least should I say since 1816. Indeed, France, which is known to be the very place producing lace, nearly missed this national pride if it didn’t come illegally into the country. What a pity it would have been to be short of sumptuous dresses or delicate underwear! Even if French people knew how to make hand lace since Louis 14th and his court, we clearly understand that we should render thanks to mechanical machines created by passionate workers of lace, allowing us to admire a so thin and delicate fabrics inside 2500m² of permanent exposition in the museum.

There was about several hundreds of producers in the middle of the previous century, but now you can count them on your fingers. The museum itself is an old fabric converted and extended by architects Moatti and Rivière. Chantal Thomass could not have made better god mother for the opening of the place.

Inside, you will not only see the History of lace creation, but also the History of lace in Calais. Moreover, you will admire magnificent creations designed by Hubert de Givenchy, Christian Lacroix, John Galliano, Paco Rabanne, or Yves Saint Laurent, as well as working machines, doing their job as they always did, shaking the floor in a deafening noise. They are the last fighters protecting the French excellence of lace not yet defeated nowadays. Ask emirs in the Middle East, they will not contradict me, for sure.

 Flo.

 

 

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