A Dieu l’Artiste…

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, le petit monde de la mode pleure depuis Jeudi 11 Février la mort de l’un de ses enfants les plus doués, Alexander McQueen.

La presse, la blogosphère, ses confrères créateurs, et une foule d’anonymes ont unanimement rendu hommage à la créativité et au génie de l’artiste.

Le génie artistique

McQueen se refuse à suivre les tendances et les diktats de la mode. Lui préfère se laisser guider par son esprit, aussi délirant soit-il. Son excentricité lui vaudra d’ailleurs les surnoms de « Bad Boy » et « Hooligan » de la mode.

McQueen n’est pas un designer, c’est un artiste à part entière, et tant pis si les créations qu’il présente en collections prêt-à-porter sont souvent à la limite du portable. Il crée des œuvres d’art.


«Plato’s Atlantis», SS10 ; «The girl who lived in the tree», FW08 ; «Sarabande», SS07

McQueen est un showman, ses défilés sont toujours spectaculaires.
Ses podiums se transforment tour à tour en échiquier géant et en dancefloor funeste où des danseuses épuisées finissent par s’écrouler. Il fait défiler ses mannequins sous une tempête de neige ou même accompagnées de loups. Il ira jusqu’à faire apparaître un hologramme de Kate Moss, son amie et plus grande fan en clôture de défilé.


« It’s only a game », SS05 ; « Scanners », FW03


« Superfragilistic », FW02 ; « Delivrance », SS04 ; « Windows of Culloden », FW06

L’Artiste Maudit

« Dans son travail, McQueen a toujours flirté avec la mort », Karl Lagerfeld.

En effet, les thèmes obscurs et les drames hantent son œuvre : guerre, violence, sorcellerie, fantômes, vampires, et autres créatures démoniaques ou post-apocalyptiques.


« The Horn of Plenty », FW09 ; « Salem, 1962 », FW07 ; « Irere », SS03

L’atmosphère de ses défilés est souvent pesante et anxiogène, à l’image de ses campagnes publicitaires.

Mais plus qu’une « attirance morbide », c’est avant tout la poésie que McQueen recherche dans la noirceur.

Parfois à la limite de la décence, il dérange, mais parvient comme personne à captiver, émouvoir et susciter l’admiration de son public. C’est d’ailleurs suite à sa collection « Rape in Highlands » (soit viol en Hautes Terres) qu’il décroche en 1996 son premier award, premier d’une longue série.

Pouvait-on pour autant prédire son geste tragique?

Le Gucci Group assure que la marque survivra son créateur, alors que sa dernière collection prêt-à-porter hiver 2010 était présentée à titre posthume lors de la semaine de la mode parisienne.

Long Live The McQueen !

Amandine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s